Quand le CO₂ devient-il dangereux pour la santé ?
Respirons : c’est le printemps !
« Les villes devraient être construites à la campagne ! »
vendredi 21 mars 2025, par Lionel Labosse
Au bahut, un brave type est venu poser des capteurs de CO₂ dans les salles de classe. J’ai discuté avec lui pendant la récré, en essayant de ne pas être entendu de mes estimables, gauchistes & covidistes collègues. Il émarge pour une société privée. Il fait le tour des établissements scolaires de la région. Il a reconnu spontanément que cela ne servait à rien. En gros, les prélèvements montrent perpétuellementun taux de CO₂ de 600 à 5000 ppm. Dans la salle où j’enseignais, il a relevé 840, avec 21 présents et les fenêtres entrouvertes. 5000, c’est une salle surchargée aux fenêtres fermées.
Tout cela c’est bien sûr peanuts, et le gars en était bien convaincu. Il m’a dit qu’une simple affiche « Aérez vos salles » suffirait. J’ai tenté de lui expliquer ce qu’il y avait derrière cette arnaque. Je lui ai proposé de répéter ses propos devant mes étudiants, lorsqu’il viendrait récupérer son capteur dans ma salle, mais il était réticent. Je lui ai dit que face à la propagande il fallait bien que quelques personnes rétablissent la vérité, et que je voulais que mes étudiants aient une information qui passe parfois sans médias, avec des professionnels. Il a ajouté que dans sa boîte, il ne constate pas le ruissellement de fric que cela devrait rapporter, c’est-à-dire que la plupart du fric sort bien de nos impôts, mais ne rentre pas dans sa boîte…
J’ai marqué un point avec les étudiants quand il leur a dit (il a fini par accepter un bref échange) que 1) personne ne se souciait de ça avant le covid ; 2) c’était parce que le CO₂ favorisait les maladies du type covid (n’importe quoi), et 3) que la solution était de ne pas être confiné, d’ouvrir les fenêtres ! Il ne s’est même pas rendu compte de l’énormité qu’il prononçait là : le confinement favorise les maladies respiratoires. En gros, le gars a bien compris la moitié de l’arnaque, mais il touche sa thune et s’empêche de faire l’autre moitié du chemin…
Je vous propose ci-dessous ce que j’ai fait avec mes étudiants, lire avec esprit critique un article de 2023, qui nous cache la vérité sous des réflexions erronées. Il suffit de décrypter. L’article est en caractères romains, ma lecture critique en italiques.
Il s’agit d’un article signé Charles-Olivier L’Homme, publié le 16 août 2023.
C’est une réponse à un lecteur qui aurait posé la question suivante : « À partir de quelle concentration le CO₂ devient-il un polluant affectant directement la santé humaine ? »
Qualifier de « polluant » un composé chimique est un postulat de départ révélateur, une pétition de principe. La bonne question serait « le CO2 est-il un « polluant » ? » Mais peut-être s’agissait-il d’une question insidieuse pour piéger le média…
L’augmentation constante de la concentration de dioxyde de carbone dans l’air est nuisible à notre planète et est grandement responsable du réchauffement climatique. Mais à partir de quelle concentration le CO₂ ambiant nuit-il directement au corps humain ?
Nouvelle pétition de principe, qui va d’ailleurs être réduite à néant quelques lignes plus bas, l’air de rien.
D’abord, il faut noter que le CO₂ n’est pas un poison en soi. C’est un sous-produit de notre métabolisme ainsi qu’un gaz qui est fortement impliqué dans l’activité biologique de la faune et de la flore terrestres.
Le métabolisme humain génère du CO₂. Les cellules produisent ce gaz, qui passe ensuite par les vaisseaux sanguins pour atteindre les poumons. Par la suite, l’expiration nous permet de l’évacuer dans l’air ambiant.
Tu l’as dit bouffi : le CO₂ c’est naturel. Donc ce n’est pas un polluant ! Et puis si c’est un poison et qu’on l’expire dans l’air ambiant, alors il faut de toute urgence interdire le baiser ! Metoo adorerait une loi permettant de porter plainte pour empoisonnement contre tout mâle blanc hétérosexuel ayant pratiqué le baiser sur la bouche !
Effet sur la santé
À l’extérieur, la concentration de CO₂ s’élève à environ 400 parties par million (ppm), soit 0,04 % de l’air ambiant.
« la concentration de CO₂ s’élève à environ 400 parties par million » contredit absolument la pétition de principe liminaire : « L’augmentation constante de la concentration de dioxyde de carbone ». S’il y avait « augmentation constante », il faudrait dire : « la concentration de CO₂ s’élève actuellement à environ 400 parties par million. Il y a dix ans elle était de 300 ; dans dix ans elle sera de 500, et dans cent ans nous allons tous mourir dans d’atroces souffrances ». Se rendent-ils compte des âneries qu’ils écrivent ? Attention, il y a en effet une augmentation, mais globalement pas inquiétante ; cf. ci-dessous.

Dans les grands centres urbains, où on retrouve de nombreuses sources d’émissions, elle peut monter jusqu’à 500 ou 600 ppm.
« de nombreuses sources d’émissions ». Que disait Alphonse Allais déjà ? « Les villes devraient être construites à la campagne, l’air y est tellement plus pur » !
À l’intérieur des bâtiments, ce sont les humains qui produisent du CO₂. Un système d’aération défectueux, une salle bondée ou la fumée du tabac peuvent mener à des concentrations très élevées et donc avoir un effet néfaste sur la santé.
Invention du fil à couper le beurre. Mon père ouvrait les fenêtres en grand en s’exclamant « Ça sent le chien mouillé ici ! »
De 1000 à 1500 ppm, un sentiment d’inconfort commence à se faire sentir. La capacité à se concentrer diminue et la sensation de fatigue s’amplifie.
Non ? Cela fait des dizaines d’années que, sans avoir étudié la question de façon scientifique, les élèves qui arrivent dans une salle où 30 congénères viennent de bosser pendant deux heures sans penser à aérer, s’exclament « Ça pue » et ouvrent les fenêtres en grand !
Une étude de la revue scientifique Environmental Health Perspectives a comparé la performance cognitive de participants exposés à différentes concentrations ambiantes de CO₂. Les tests ont d’abord été effectués dans une pièce bien ventilée où la concentration en dioxyde de carbone était de 600 ppm. Ensuite, les participants ont refait les mêmes exercices dans des pièces où le CO₂ ambiant était à 1000 ppm, puis encore une fois dans une pièce à 2500 ppm.
Fil à couper le beurre. Ça pue, j’ouvre les fenêtres, j’attends pas d’étouffer, comme dirait Madame Michu !
À 1000 ppm, les performances cognitives se sont significativement détériorées pour six des neuf exercices. À 2500 ppm, la diminution de la performance est dite « substantielle » dans sept des neuf activités. Les exercices évaluant la capacité d’initiative et l’élaboration de stratégies de base ont atteint un niveau jugé « dysfonctionnel ». Bref, à partir de 1000 ppm, les aptitudes cognitives s’amoindrissent.
Ben oui ma poule, quand ça pue on a du mal à se concentrer. Quand on a un cerveau, on ferme sa gueule, et on aère !
Pour donner une idée de l’exposition au CO₂ dans la vie quotidienne, au Québec, en février 2022, 22 % des salles de classe étudiées par le gouvernement québécois affichaient une concentration moyenne de CO₂ qui se situait entre 1000 et 1500 ppm, et 3,5 % des classes recensées dépassaient le seuil des 1500 ppm.
Donc le Québec a déjà étudié la question en gaspillant du fric. Pourquoi continuer éternellement à dilapider l’argent public pour parvenir encore et toujours aux mêmes chiffres ?
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De 2500 à 5000 ppm, il est possible de ressentir des maux de tête, de l’épuisement et de la somnolence. Les activités cérébrales demandent plus d’effort, selon les études répertoriées dans la publication des lignes directrices canadiennes sur la qualité de l’air intérieur résidentiel.
Une exposition à 5000 ppm durant huit heures est la limite permise par le règlement sur la santé et la sécurité du travail au Québec.
Des concentrations au-delà de 5000 ppm sont rares et dépassent également les limites de plusieurs législations, dont celles de la France et des États-Unis. Des maux de tête sévères risquent d’affecter quiconque s’expose à des concentrations aussi élevées.
Au-delà de 40 000 ppm, l’Institut national de la sécurité et de la santé au travail des États-Unis (NIOSH) détermine que toute salle est dangereuse pour la vie et quiconque s’y expose durant plus de 30 minutes risque de s’évanouir. À 70 000 ppm, il ne faudra que quelques minutes pour tomber dans les pommes, alors qu’à 100 000 ppm, votre vie est en danger immédiat, selon les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC).
Des « scientifiques » ont-ils eu l’idée d’installer une 404 marocaine des années 1970 dans une salle de classe fermée avec 100 personnes dedans, pour voir ce que ça fait ? Adolf Hitler avait étudié la question ! Il est vrai que des « scientifiques » ont essayé de soigner le covid en administrant une dose létale de chloroquine, juste pour voir comment ça fait… Si on veut se suicider, on peut aussi s’enfermer dans une voiture en branchant l’échappement à l’intérieur…
Émission carbone et écologie
Même si les émissions de CO₂ devaient continuer allègrement, il est peu probable que l’air que nous respirons à l’extérieur atteigne un jour un niveau dangereux pour la santé. Le cas échéant, les problèmes environnementaux auraient déjà causé des ravages bien plus préoccupants, a expliqué l’écologiste Richard Norby au magazine Scientific American en 2018.
La hausse du niveau de CO₂ dans l’atmosphère n’aura donc vraisemblablement pas d’effet direct sur notre santé. En revanche, le réchauffement planétaire et la crise écologique qui s’ensuit, oui.
Bref, la première phrase de l’article était un mensonge, je finis par le reconnaître, mais je re-tartine ma pétition de principe parce que je touche des subventions pour ça !
Rectificatif : une précédente version de cet article indiquait qu’à l’extérieur, la concentration de CO₂ s’élève à environ 400 parties par million (ppm), soit 0,4 % de l’air ambiant. Il s’agit plutôt de 0,04 %.
Tout est dit dans ce rectificatif. Pourquoi les escrologistes ont pris l’habitude de parler de « ppm » avec des chiffres de « 400 » ou « 1000 » plutôt qu’un pourcentage de « 0,04 % » d’après vous ? Moins vendeur ?
Remarque globale
Cet article balaie la question dans un seul sens : plus de CO₂. Il oublie l’autre option : moins de CO₂. Supposons que nous passions de 0,04 % à 0,02 % ? Eh bien toute vie s’arrêterait sur terre… Il n’y aurait plus de photosynthèse (voir cet article).

Quant à la question de l’évolution du CO₂ sur terre dans le temps, il faut lire le livre de Christian Gerondeau (cf. ci-dessous). Certes il y a une augmentation depuis l’ère industrielle (de 0,02 à 0,04 en gros), mais il faut considérer l’évolution depuis l’ère des dinosaures, selon la courbe ci-dessus. D’autre part, Gerondeau explique que la part de production de CO₂ de la France est infinitésimale par rapport à la production chinoise par exemple. Elle représente 1/20000e de « la masse du CO₂ présente dans l’atmosphère » (Fig. 1). Si l’on arrêtait toute l’économie, l’effet serait quasi nul. Enfin, partout où la production industrielle de CO₂ est forte, l’espérance de vie progresse.
Il serait intéressant de poser ces questions à des sites d’IA, de façon à voir si l’IA reverse les tombereaux de propagande climatiste déversés dans les médias que ceux qui la contrôlent (et qui contrôlent les mêmes médias – mais « qui ? ») lui ont désignés comme fiables, ou si elle parvient à rétablir la vérité en prenant en compte les innombrables articles antérieurs à l’invention du GIEC et de la fable climatiste.
Notre ami Hortench’IA a fait ça pour nous. Voici le résultat.
Voici deux articles sur la question sur le site de référence des Climato-réalistes : « T’es même pas COP » et « Émissions de CO₂ et concentration dans l’atmosphère : nouvel état des lieux ».
Si vous avez compris cet article, alors vous êtes prêt pour le niveau 2, avec Le Climat par les chiffres, de Christian Gerondeau !
Voir en ligne : Quand le CO₂ devient-il dangereux pour la santé ?
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Source : Altersexualité
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